Le 28 décembre 1936, Jacques Mesrine naît à Clichy. Il n'aime pas l'école, il est expulsé du lycée de Clichy car il a été violent envers le proviseur. A 19 ans, il se marie, un an plus tard, il part pour la guerre d'Algérie comme parachutiste-commando et il mérite la Croix de la valeur militaire qui lui est donnée par le Général de Gaulle. En mars 1959, Jacques reçoit le certificat de bonne conduite à la 626è Compagnie. Après l'armée, il divorce et vit de : poker, petit "casse" et braquages. En 1961, Mesrine fit un second mariage, puis sa 1ère condamnation pour port d'arme. Le 17 janvier 1962, arrestation de Mesrine, avec trois complices. Il est incarcéré, pour la 1ère fois, en mars 1962, à Evreux, puis à Orléans pour une période totale de dix-huit mois, pour les motifs de cambriolage et recel d'armes. Après son séjour en prison, sa famille, lui offre la gérance d'une auberge. L'établissement devient un repaire de bandits. Jacques a une nouvelle flamme et vit avec Jeanne Schneider dont il prétend avoir tué les deux souteneurs. Le 2 décembre 1965, Mesrine est arrêté alors qu'il dérobe des documents politiques dans la résidence du gouverneur militaire de Palma de Majorque. Décembre 1966 : il braque une bijouterie à Genève. Le 15 novembre 1967, vol à main armée dans un hôtel de Chamonix. Le 8 décembre, vol à main armée dans une maison de haute couture à Paris. 6 février 1968, Jacques Mesrine échappe aux policiers et s'enfuit par l'aréoport d'Orly au Québec lorsqu'il part, il n'est recherché que pour escroqueries. Au Québec, Mesrine s'est établi et ce lance dans la grande criminalité... 12 juin 1969, Jacques et Jeanne travaillent pendant cinq mois pour Georges Deslauriers et pour les avoir congédier de façon punitive le couple en signe de représaille le kidnappe et demande une rançon de 200 mille dollars... 26 juin 1969, le couple Mesrine-Schneider franchissent la frontière des État-Unis. Le 30 juin, découverte du corps étranglée d'Évelyne LeBouthillier dans sa résidence. Le couple est arrêtés tout près de la frontière du Texas, puis extradé vers le Québec pour leur détention avant leur procès. 17 aoùt 1969, le couple s'évadent de la prison de Percé et son repris le lendemain. Août 1969, Jacques et Jeanne sont respectivement condamnés à 10 et 15 ans de réclusion pour l'enlèvement de Georges Deslauriers. En Janvier 1971, Mesrine et Schneider sont acquittés, à cause du manque d'objectivité du Juge, à la fin de ce procès Mesrine avait administré un solide coup de poing à un agent de la SQ pour abut de force sur sa personne...mais il retourne en prison pour l'enlèvement et la séquestration du millionnaire Georges Deslaurier. Janvier 1972, meurtre probable d'un proxénète. Le 21 août, Jacques Mesrine est jugé et condamné à 10 ans de prison, mais il s'évade l'Unité spéciale du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul avec 5 autres détenus. Le 26 août, Jacques Mesrine et son complice Jean-Paul Mercier Braquent la Caisse Populaire de Saint-Bernard de Dorchester et dix minutes après, celle de Sainte-Narcisse-de-Lotbinière; butin: 26 000 $ Canadiens. Le 28 août, braquage de la Toronto Dominon Bank à Montréal. Puis le 31 août, deuxième braquage de la Toronto Dominion Bank à Montréal. Le 3 septembre, attaque violente du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul et blesse grièvement 2 policiers. 10 septembre, Mesrine et Mercier tuent deux gardes forestiers. Il braque des banques à Montréal. A Mantes-la-Jolie : braquage de la paie d'une usine total 320 000 Francs, puis d'une caissière retirant 280 000 Francs dans une banque. Le 5 mars 1973, lors d'une altercation avec la caissière d'un café-bar, Mesrine brandit son revolver; un agent de police prétendant intervenir se fait tirer dessus et est blessé grièvement. Le 8 mars, Mesrine est arrêté à Boulogne-Billancourt, emprisonné à Compiègne et, en mai, il est condamné en France à 20 ans de pénitencier. Le 6 juin, Mesrine comparaît pour "chèque sans provision". Il s'évade du Palais de justice de Compiègne grâce à l'arme dissimulée par un complice dans les toilettes et il prend le président du tribunal en otage pour son évasion. Le 21 juin, il attaque à main armée une imprimerie, dans le 19éme à Paris. Il s'empare de la paie des employés : environ un million et demi de francs. Dès le début du mois d'août, on le retrouve à Paris où il s'attaque au Crédit Lyonnais, dans le 7ème. Puis il braque , le 27 septembre, deux banques situées sur le boulevard Barbès, toujours à Paris. Le lendemain, il est arrêté, rue Vergniaud, et Mesrine promet qu'il s'évadera encore... Le 10 mars, Mesrine publie L'Instinct de Mort dans lequel il revendique 39 crimes. Le 18 mai, Jacques Mesrine est condamné à 20 ans de prison. Il est transféré à la prison de La Santé. Il s'évade, le 8 mai 1978, de la prison de la Santé. Il passera son temps à semer la police en changeant constamment de domicile. Le 16 mai, après son évasion, Mesrine est identifié par des témoins sur les lieux d'un vol commis dans une armurerie parisienne... 26 mai: retour de Mesrine sur la côte normande. Il attaque, toujours à main armée, le casino de Deauville. Il s'opéra sans violence, une des marques distinctives de Mesrine qui se vantait de ne jamais tuer "inutilement". La rapidité d'exécution de Mesrine a, aussi, été toujours remarquable: quand les policiers sont arrivés sur les lieux, Mesrine et ses complices étaient déjà loin. Deux jours plus tard, une vaste opération est déclenchée pour tenter de retrouver Mesrine et son complice, Besse. Plus de 300 gendarmes, une section du G.I.G.N. assistée des policiers de la brigade anti-gang recherchent en vain Mesrine. Le 18 juin, Mesrine, se présente dans un poste de police, où il tente de se faire passer pour un officier haut gradé dans le but de mettre la main sur des uniformes de la police. Cette opération est un échec, mais il réussit encore à prendre la fuite. Les policiers croient alors que le but de Jacques Mesrine est de dévaliser le casino de cette ville du sud-est de la France. Le 30 juin : braquage de la Société Générale à Raincy, dans la région parisienne. Toutes les bandes sonores de cette entrevue sont saisies par la police et la journaliste Isabelle de Wangen est accusée en cour criminelle pour ne pas avoir dénoncé celui qu'on qualifie désormais de "l'ennemi public numéro 1" par toute la France. Le 10 novembre, Jacques Mesrine et Jean-Luc Coupé font une tentative ratée d'enlèvement du juge Petit, président de la cour d'assises de Paris. Ils se présentent à son domicile parisien. Ce dernier est absent. C'est son épouse, sa fille et son gendre qui sont séquestrés. Mesrine disparaît mais Coupé est arrêté en tentant de s'enfuir. Le 5 janvier, l'éditeur Jean-Claude Lattès, reçoit une lettre de menaces qui lui réclame 230 000 francs. Mesrine soutient que cette somme lui est due pour les droits d'auteur de son livre L'instinct de mort, écrit en prison et publiée en 1977. Mesrine y écrivait, entre autres, que l'on devenait "criminel comme d'autres deviennent curé, soit par vocation"... Le 21 juin, Henri Lelièvre, un millionaire français, est enlevé par Mesrine et son complice. Les ravisseurs reçoivent une rançon d'un million de francs. Le 10 août, création d'une unité parisienne " Anti-Mesrine ". En septembre, Mesrine revient à Paris après un séjour à l'étranger. Le 10, il tend un guet-apens à un journaliste et le blesse par balles. Mesrine le considèrait comme étant un indicateur de police et l'avait déjà menacé quelques années plus tôt. Le 31 octobre, l'appartement parisien de Mesrine est localisé. A l'issue d'une chasse a l'homme Jacques Mesrine sera éliminé : le 2 novembre dans sa puissante BMW, à la Porte de Clignancourt (18ème) : la brigade anti-gang le mitraille de 21 balles. 18 de ces projectiles à haute-vélocité l'atteignent, principalement au torse. Pour s'assurer que Mesrine est bel et bien mort, un agents alla lui tirer une balle dans la tête.